Sa vraie signature n'est pas sa floraison, mais son feuillage pourpre foncé qui persiste de mars à la chute des feuilles. Là où beaucoup d'arbres d'ornement fleurissent une semaine puis redeviennent verts, le Prunier à fleurs (Prunus cerasifera Atropurpurea) garde une couleur intense tout l'été. Comptez environ 7 mètres de haut sur 5 de large à maturité : parfait en isolé sur une pelouse ou en fond de massif, il structure l'espace et crée un contraste saisissant avec les feuillages verts voisins.
Avant même que les feuilles ne sortent, une pluie de petites fleurs roses recouvre les branches nues en mars et avril. Ce spectacle précoce nourrit les abeilles et les pollinisateurs à une période où les fleurs sont rares, un vrai plus pour un jardin vivant. Ensuite le feuillage pourpre prend le relais et assure la déco jusqu'à l'automne.
C'est l'un des arbres fleuris les plus tolérants : il accepte la terre de jardin ordinaire à condition qu'elle soit drainante, car il déteste avoir les racines dans l'eau stagnante en hiver. Rustique jusqu'à -22 °C, il passe sans souci les hivers belges. Plantez-le au soleil : à l'ombre, le feuillage vire au verdâtre et perd son intérêt décoratif, l'erreur la plus fréquente à éviter.
Installez-le en octobre ou novembre, en pleine dormance, pour un enracinement optimal avant le printemps. Contrairement à d'autres arbres, il supporte bien la taille légère après floraison, ce qui permet de le maintenir en petit arbre de jardin ou de le laisser s'épanouir librement. Prévoyez 4 mètres entre deux sujets pour une haie fleurie, ou une place dégagée en isolé. Un arrosage modéré la première année suffit ; ensuite, il devient quasi autonome, plus résistant à la sécheresse que la plupart des arbres à floraison printanière.